Les étudiants de Frane Langue Bordeaux sont de vrais artistes ! La preuve, voici une nouvelle, écrite par les étudiants du cours de français de niveau B2 !

Bravo à tous !

Les puces méchantes

Le 14 septembre, 7h30. Marine était assise à la table de sa petite cuisine. Depuis que son fiancé avait disparu, les matins, elle se sentait toujours très triste. Elle était dans l’ombre, n’avait pas allumé la lumière. En ouvrant sa boite de petit déjeuner, elle perdit complètement son appétit. Elle n’avait plus envie de manger ces O.G.M. que le gouvernement distribuait à la population.

Marine prit son anorak du vestiaire toute énervée et se mit en chemin pour son travail. Arrivée au bureau, elle alluma l’ordinateur et lut d’abord les nouvelles ; encore 523 morts depuis hier seulement dans sa petite ville causés par ce fléau mystérieux.

Et de surcroît elle remarqua un fait qui l’inquiéta encore plus, les symptômes des malades ressemblaient extrêmement à ceux provoqués par le virus sur lequel elle faisait ses recherches. A ce moment là ses pensées se précipitèrent:

” Mais cela ne peut pas être ce virus ! Car il existe seulement dans ce laboratoire ! Et il n’y a pas beaucoup de personnes qui ont accès au laboratoire. Pourtant je dois savoir si le virus est d’ici!”

Alors elle se rua dans le laboratoire où se trouvaient les échantillons après avoir passé toutes les barrières de sécurité et d’hygiène. En entrant elle manqua de s’étouffer puisqu’ elle s’aperçut qu’une partie d’un échantillon manquait. Nina entra dans le laboratoire:

” Bonjour Marine, mais qu’est-ce que tu as?! Ton visage est tout pâle!”

” C’est évident, non? Là tu vois il manque une partie d’un échantillon et le virus se dissémine partout! Est-ce que tu sais quelque chose à ce sujet!!”, demanda Marine hystériquement.

“Oh là, ce sont de mauvais signes, car hier j’ai eu un moment d’absence et je ne sais pas pourquoi ni ce que j’ai fait pendant ce temps parce que j’étais en train de dîner et soudain je me suis réveillée et je me suis retrouvée au laboratoire!” raconta Nina.

Les soupçons de Marine s’aggravèrent et elle l’amena immédiatement au bureau où elle mit le lecteur de puce sur la tête de Nina.

“Ta soirée ne restera pas un secret pour longtemps avec moi puisque je peux suivre toutes tes actions corporelles d’hier avec le lecteur !”, expliqua-t-elle avec un sourire bizarre.

Après un court instant elle se figea et tout était clair. Elle aperçut sur l’écran de son ordinateur que c’était Nina qui avait pris une partie de l’échantillon et ce qui était encore pire : elle avait lancé une analyse génétique du virus pour obtenir le code génétique pour reproduire le virus. En plus elle avait envoyé le résultat sur le même ordinateur qu’avait manipulé Nina pour faire toutes ces choses. Mais à qui appartenait cette adresse finalement?

Après quelques jours dans le laboratoire informatique, Marine réalisa que la source de l’épidémie avait pour origine la puce principale qui contrôlait toutes les puces et tous les gens.

Mais quand elle voulut commencer à se connecter, elle reconnut les initiales d’un collègue qui avait travaillé dans le même département. Elle quitta la pièce et elle entra dans un bureau sombre où elle trouva son collègue au travail. Les deux s’étaient rendu compte qu’ils avaient été immunisés et que tout le monde autour d’eux avait été infecté par la puce, et donc évidemment par le méchant ordinateur.

Après une longue journée de travail, Marine, fatiguée, retourna chez elle. Marne ouvrit le portail rouillé et marcha vers la porte d’entrée. Au moment où elle sortit ses clés, elle crut reconnaître le visage de son fiancé qui avait disparu des semaines plus tôt. Elle laissa tomber son sac à main et se précipita dans la maison. Une fois dans la maison, Charlie, son ami fidèle,  lui expliqua tout ce qui s’était passé. Enfin, il suggéra simplement de créer un antivirus parce qu’il était infecté. La solution fut un début.

Marine était entraînée par un souffle nouveau qu’elle n’avait pas senti depuis un très long temps. Elle décida de faire tout ce qu’il fallait pour réussir. Même si ce n’était jamais facile de créer quelque chose de si complexe qu’un fléau. Si c’est la première fois depuis longtemps qu’on se sent bougé par quelque chose, c’est presque impossible de ne pas réussir.

Inspirée et entraînée par le destin de Nina et Charlie, elle créa un antivirus aussi efficace que le premier. Depuis quelques semaines encore, stimulée par son succès, et l’espoir d’avoir encore une vie heureuse, pas déterminée par la solitude, elle se mit à la recherche du lieu de l’ordinateur.

Mais parce que Marine était une jeune fille très intelligente, cela ne lui posait jamais de problèmes de combiner les indices qui la menaient jusqu’au milieu d’un désert. Etonnée par la facilité avec laquelle elle trouva le lieu, elle commença à observer la base dans laquelle l’ordinateur se trouvait. Après quelques heures, elle observa la base prudemment et efficacement, elle était capable de créer un court-circuit avec la clôture électrique qui entourait la station de l’ordinateur. Elle utilisa le chaos pour ouvrir la porte, qui était cassée momentanément grâce à la panne.

Avec précaution, elle se rendit vers la chambre de contrôle. Heureusement, Marine était toujours bien organisée et avait fait un plan de la station, ce qui lui permit de trouver le lieu de l’ordinateur. Rapidement, elle brancha la clé avec l’antivirus numérique à l’ordinateur. Quelques minutes passèrent et après, un petit carré apparut qui demandait d’envoyer les données.

Marine voyait comment le virus se répandait sur tout le monde. Encore étonnée par son succès, elle vit qu’ une petite fumée monta sur l’ordinateur et l’écran devint noir. Elle avait réussi à détruire les puces !

Marine ouvrit les yeux et peu à peu, elle demeurait consciente d’une chaleur douce sur sa peau. Quand elle essaya de bouger, elle ressenti une douleur aiguë dans le bras ; elle le regarda et vit une blessure couverte de sang séché. Doucement, elle s’assit et regarda autour d’elle.

Elle sentit la fumée noire qui montait du centre de l’ordinateur jusqu’au ciel bleu clair. Soudain, elle entendit une voix. D’abord indistincte mais elle la reconnut et avec une grande émotion de soulagement elle répondit :

« Charlie, Charlie, je suis là ! »

Mais c’était une hallucination. Elle respira profondément et secoua la tête. Il disparut. Pour la première fois depuis des années, elle ressentit la liberté et se sentit pleine d’espoir pour l’avenir. Elle se rendait compte que Charlie ne reviendrait jamais. Mais elle, elle avait sa propre vie, et elle méritait d’être heureuse.

« Je dois faire ma part dans la reconstruction du monde. » se dit-elle.

Elle se dressa et retourna chez elle…

Rebecca, Susanne, Iliana, Salomé, Nina, Charles et Anaïs, groupe B2.

 

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